Urgences du CH Emile Durkheim en grève
Aux urgences du CH d’Épinal la situation est devenue intenable. Depuis plusieurs semaines, elles font face à un afflux massif et prolongé de patient·e·s, un manque criant de lits et des conditions de travail dégradées : voilà la réalité quotidienne que vivent les équipes et la population. La situation est subie et les mesures prises par la direction sont insuffisantes et pallient à un problème récurent, sans anticipation des pics d’activité.
Le syndicat SUD Santé Sociaux a déposé un préavis de grève illimité. Il prend effet ce lundi 09 janvier 2026.
Nous dénonçons :
- Un délai d’attente beaucoup trop élevé avant une prise en charge médicale.
- Des patient·e·s “hospitalisés” dans le couloir du SAU, par manque de lits d’aval.
- Des équipes médicales sous-dimensionnées.
- Le personnel médical et paramédical épuisé physiquement et moralement.
- Une cellule de crise sous utilisée.
- Une mise en danger permanente de la qualité des soins.
- Un manque cruel de communication au sein de l’hôpital.
Ce chaos n’est pas une fatalité : c’est le résultat des politiques d’austérité qui saignent l’hôpital public depuis des années !
SUD Santé Sociaux revendique immédiatement :
- L’ouverture de lits d’aval en nombre suffisant.
- L’arrêt des “hospitalisations brancard”.
- Des recrutements médicaux massifs et pérennes aux urgences et dans les services.
- La reconnaissance réelle de la pénibilité.
- Des moyens organisés pour faire face à des situations exceptionnelles.
Les effectifs théoriques ne compensent pas l’absence de lits d’aval : les équipes soignantes deviennent des gardiennes de couloir. Venir travailler la peur au ventre, quitter son poste en culpabilisant de ne pas avoir pu soigner dignement, travailler à la chaîne, demander aux urgences de s’adapter aux défaillances d’un système mis à mal depuis des années : tout ceci n’est pas acceptable !
L’hôpital public n’est pas une entreprise, les patient·e·s ne sont pas des marchandises, les soignant·e·s ne sont pas des pion·ne·s !





